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Disparition des gynécologues

15 | 08 | 2013Posté par Sylvain BLONDIN

La gynécologie médicale fit son apparition dans la vie des femmes en 1950.

Cette médecine à d’emblé pris en charge la reproduction, la vie génitale et la médecine des femmes en général.

Dix ans plus tard on créât un diplôme universitaire. La gynécologie prend alors en charge la prévention et le suivi des maladies survenant à chaque étape de la vie génitale d’une femme (contraception, orthogénie, grosses et maladies d’organes).

Hélas ce diplôme spécifiquement français à été supprimé en 1984 et la gynécologie médicale est désormais engloutie dans la vaste spécialité de gynécologie-obstétrique, qui comprend essentiellement chirurgie et accouchement.

Peu d’étudiants se dirigent vers l’obstétrique en raison de la pénibilité du métier d’accoucheur et de son risque judiciaire, sinon ils le font par défaut en espérant se réorienter plus tard. De plus le numerus clausus réduit le nombre de médecins, seulement 27 postes d’internes sont formés par an.

Les cabinets ferment un à un, et aujourd’hui, il ne reste plus que 1 000 gynécologues pour 30 millions de femmes.  

C’est dans ce contexte de raréfaction médicale que les sages-femmes se retrouvent dans une position plutôt surprenante : faire le travail des gynécologues, sans avoir de compétence équivalente. L’intérêt : elles sont moins coûteuses à former et à rémunérer. La gynécologie médicale ne fait pas partie de leur formation initiale, elles sont seulement spécialisées dans l’assistance et le déroulement d’un accouchement sans complication.

Les sages-femmes peuvent relayer les médecins, mais en aucun cas les remplacer !

En France, 60% des femmes se font suivre, une fois par an, par leur gynécologue. Elles  sont attachées à leur gynécologue et ont besoin d’un interlocuteur particulier pour parler des troubles de la fertilité ou d’adaptation à la contraception par exemple.

Cette relation de confiance et d’intimité entre les femmes et leur gynécologue est aujourd’hui en danger.

Les conséquences de substituer le généraliste au gynécologue seraient dramatiques car les femmes n’iront plus consulter, disent-elles, "qu’en cas de problèmes", c’est-à-dire trop tard.

 “Le problème sera d’autant plus important, avec le risque de perdre certains acquis en matière de médecine préventive, car les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux, avec des activités professionnelles de plus en plus importantes“ explique Sylvain BLONDIN, “Une fois de plus, ce sont les populations des zones rurales qui seront les premières à en payer les frais, et de se retrouver en tête des hits parades des secteurs défavorisés“ finalise-t-il.

Le CDGM (Comité de Défense de la Gynécologie Médicale) crée en 1997 à pour but de défendre cette spécialité en voie de disparition :

« Si rien n’est fait, il ne restera plus que 600 gynécologues en 2015 et seulement 180 en 2020 ».

Sylvain BLONDIN et son association Big-Bang luttent contre les désertifications médicales, et pour une accessibilité des soins, équitablement, pour tous. “Ces problématiques touchent tous les médecins, un peu partout sur le territoire. Il n’y a pas seulement les généralistes qui sont concernés, mais aussi pratiquement toutes les spécialités, et la liste des métiers touchés par le manque de médecins, en cascade, ne cesse de s’allonger“ dit-il.

Régulièrement, Sylvain BLONDIN dénonce le manque de praticien en France, les difficultés des professions médicales et paramédicales, l’évolution des façons de travailler.

Dans l’ouvrage « Zones rurales à votre santé ! » que Sylvain BLONDIN rend public à partir du 15 MAI 2012 (déjà en prévente chez votre libraire et dans tous les réseaux de distribution) il dresse le bilan des problématiques actuelles et les perspectives bien sombres pour l’avenir, si aucunes mesures rapides et efficaces ne sont prises rapidement. Il revient sur son combat, les difficultés rencontrés, le manque d’engagement et les désintéressements des uns et des autres, les lobbies, les visions limitées de la profession à l’international, ses actions envers les politiques et les professionnels de la santé.… Dans lequel il propose un ensemble de solutions

Nous devons avoir droit à un accès équitable pour chacun et tous, à des soins de proximité tant à la ville qu’en campagne“ affirme-t-il.

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